Claudia Triozzi - pour une thèse vivante, premier chapitre
mercredi 23 mars 2011 à 20h au Musée de la danse/ Le Garage - présentation suivie d'une rencontre avec le public
« À l'occasion de ce projet d'édition, je voudrais questionner à nouveau et actionner les différentes intersections que j'opère dans le champ de la représentation. Mettre en lumière et convoquer ces éléments, en les faisant cohabiter activement. En partant d'expériences antérieures et d'une relecture de traces visuelles de mes pièces, je convoquerai plusieurs savoir-faire. Réfléchir à une forme de thèse qui aurait comme principale matière l'action de l'artiste dans sa pratique. » Claudia Triozzi
conception, réalisation et scénographie Claudia Triozzi | avec la participation de Arnaud Labelle-Rojoux, artiste ; Aymeric Louvet, tailleur de pierre ; Gilles Ledorze, boucher (Boucherie Heude, Rennes) ; Michel Guillet, compositeur ; Prunelle de l'Asinerie Histoires d'ânes à La Bouexiëre | vidéo Sylvain Labrosse | Claudia Triozzi dialogue avec Esther Ferrer, artiste
musique composée par Michel Guillet, Fernando Villanueva, Claudia Triozzi | textes Claudia Triozzi | tôle à voix sculpture des frères Baschet | assistant à la réalisation Sylvain Labrosse | régie son Samuel Pajand | régie lumière Valentine Robert
production / diffusion Anne-Lise Gobin | remerciements Philippe Hardy, directeur de l'École des Beaux-Arts de Rennes ; Jean-Pierre Cadoret, professeur de dessin à l'École des Beaux-Arts de Rennes et ses élèves du cours du soir ; Stéphane Hurault, boucher ; Eve Guyot ; Seb et Véro | production DAM CESPI (Paris) | coproduction Musée de la danse | avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France - Ministère de la culture et de la communication
Claudia Triozzi
Parallèlement à son travail d'interprète, Claudia Triozzi crée ses propres pièces dans lesquelles elle développe aussi bien la mise en scène que l'interprétation. Elle produit des spectacles iconoclastes, des tableaux vivants, dont la danse ne sort jamais indemne car il s'agit toujours pour l'artiste italienne de mettre à l'épreuve les présupposés du spectacle chorégraphique
(Gallina Park 1997, Park 1998, Bal Tango 1999, Dolled Up 2000, The Family Tree 2002, Stand 2004, Opera's Shadows 2005, Up To Date 2007, La prime 2008, Cours à la fac Paris VII 2009, Ni vu ni connu 2010). De pièce en pièce, de lieu d'exposition en scène de théâtre, Claudia Triozzi repousse les limites du corps et les espaces de visibilité du danseur. Ses dernières créations laissent apparaître un travail de voix qui déplace les attentes du spectateur en interrogeant la place de la danse. En effet, depuis la pièce The Family Tree (2002), Claudia Triozzi explore le travail de la voix en passant par des expériences qui l'engageront à l'écriture de textes et de chansons. Elle expérimente des sonorités au vocabulaire bruitiste et lyrique, puisé dans le cinéma, le théâtre et la radiophonie.
Exposé dans les musées ou des galeries, le travail de Claudia Triozzi se présente aussi bien sur scène qu'au travers de vidéos ou installations. Elle développe une pédagogie liée à sa recherche en intervenant dans différentes écoles d'art en France et à l'étranger.
