L' écran somnambule
La danse de la Sorcière de Mary Wigman est imaginée comme une dérive qui joue à transfigurer les motifs d'une chorégraphie en solo. Une sorte de rituel somnambulesque, laissant apparaître parfois l'interprétation de l'œuvre ou encore trouant l'espace d'autres intrusions imaginaires.
En 1926 Mary Wigman crée une danse d'« expression » qui implique un engagement total de l'être. Elle conjugue l'extase et le sacrifice, comme dans son premier solo Hexentanz en 1914 et dans Schicksalslied (Chant du destin) en 1925, où elle oscille entre les figures extrêmes de la sorcière et de la prêtresse. Corps ployé en arrière, bras tendus, nuque renversée, visage tourné vers le ciel, comme sous l'emprise d'une puissance invisible.
S'inspirant des cultures « non-occidentales », elle danse sur un rythme de percussions avec un masque.
L'écran somnambule sera également présenté dans le cadre de la Soirée Rebutoh le 24 octobre 2009 au Garage, Rennes.
